Les labels cosmétiques : que choisir ?

 

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Aujourd’hui, avec la démocratisation du bio et des cosmétiques naturels, on voit de plus en plus de labels apposés sur nos packagings cosmétiques. Mais quel est l’intérêt d’un label ? Qui le décerne ? Est-ce vraiment un gage de qualité ? Modjo te fait un petit focus sur les différents labels pour t’aider à te repérer dans tes achats cosmétiques.

À quoi ça sert un label ?

Dans tous les secteurs, un label est censé être un gage de la qualité, de la provenance ou du contenu du produit que tu achètes. En cosmétique, il existe beaucoup de labels qui certifient le contenu des produits, et c’est bien le problème ! Il est de plus en plus difficile pour un consommateur novice de se repérer dans cet océan de labels ; ils ont tous des cahiers de charges et des référentiels différents !

Ce qu’il faut retenir c’est bien que tous les labels ne se valent pas puisque les exigences des organismes certificateurs ne sont pas nécessairement identiques.

Alors comment décrypter les labels sur tes produits cosmétiques préférés ? Pas d’inquiétude, on t’explique les bases à savoir !

Comment bien sélectionner son label ?

Pour décrypter les labels, il n’y a rien de mieux que d’aller sur les sites des organismes certificateurs pour lire leur cahier des charges et vérifier si leur niveau d’exigence te convient.

Tu n’as pas le temps de faire ça ? On s’en doutait ! Du coup on t’a sélectionné les labels bio qui, pour nous, valent le détour !

Ecocert : C’est un label qui garantit un minimum de 95% d’ingrédients d’origine naturelle et 5% de l’ensemble des ingrédients issus du bio (ou 10% pour le label bio)

Cosmos : c’est un label européen qui réunit cinq labels nationaux dont Cosmébio et Ecocert en France. Il permet d’harmoniser les standards. I

l se décline en 2 versions : une version Cosmos Organic et une version Cosmos Natural. Ce label est exigeant sur la transparence des ingrédients, demande une utilisation responsable des ressources naturelles et prône l’utilisation de procédés de transformation et de fabrication sains et respectueux de l’environnement et de la santé. Cosmos incite aussi à intégrer et à développer le concept de « chimie verte ».

Nature et Progrès : c’est un des labels les plus restrictifs ! Echanges équitables, financement social et éthique, activités à taille humaine, circuits courts, maîtrise de la mécanisation… ils vérifient tout en plus de la qualité des matières premières.

NaTrue : un label fondé par des marques pionnières dans les cosmétiques naturelles en France comme Weleda ou Dr Haushka.

Slow Cosmetic : ce n’est pas vraiment un label à proprement parler, c’est une distinction décernée à des cosmétiques qui valent le détour en se basant sur 4 critères : produit écologique et sain, marketing intelligent et raisonnable. C’est une mention indépendante et bénévole !

Quid de la norme ISO 16128 ?

  • Cette norme a été créée pour harmoniser les standards mondiaux du bio et du naturel. Le but de cette norme était donc de gagner en clarté et de faciliter la règlementation de la cosmétique bio pour le consommateur.

  • Elle permet de calculer l’indice de naturalité des ingrédients utilisés dans une composition cosmétique pour obtenir le pourcentage d’ingrédients d’origine naturelle du produit fini.

  • Attention toutefois à ne pas confondre, ce n’est pas un label, ni une loi, ni un cahier des charges et elle n’est pas liée aux labels bios existants.

  • Cette norme a été élaborée par des groupes de travail provenant de 28 pays dont la France. Cependant pour pouvoir participer à ces groupes, il fallait verser une cotisation très importante, d’où la présence de groupes cosmétiques conventionnels. Ecocert et Cosmébio avaient participé à ces groupes mais ont finalement démissionné car cette norme était trop éloignée de leurs valeurs.

La création de cette norme relevait donc d’un bon postulat : « il faut faciliter la vie des consommateurs qui souhaitent acheter du bio ». Cependant, les standards ne sont pas assez hauts et il n’y a pas de contrôle sur les produits par un organisme extérieur ; on se base donc sur la bonne foi des marques pour leur attribuer cette norme (un peu léger, non ?).

Pour résumer, peut-on faire confiance aux labels ? Oui, si tu sais quelles valeurs se cachent derrière leur nom, car non ils ne se valent pas tous !

Alors pour t’accompagner, voici quelques conseils : fie-toi aux labels reconnus utilisés par des marques en lesquelles tu as confiance, achète tes produits dans des endroits où tu peux être conseillé.e et enfin si tu as le temps, pourquoi ne pas apprendre à décrypter une liste INCI ?

 

 

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